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Le portrait

Ludivine Sagnier, scène d’esprit

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La comédienne, qui a mis longtemps à se défaire de son image de femme-enfant, incarne Vanessa Springora dans «le Consentement», au théâtre.

(Romy Alizée/Libération)
Publié le 20/11/2022 à 17h05

Aux premiers jours du confinement, en mars 2020, Ludivine Sagnier reçoit un appel de son ami metteur en scène Sébastien Davis. Il lui dit, à peu près dans ces termes : «Lis absolument le Consentement, c’est pour toi, c’est pour nous.» La comédienne ne connaît pas encore Vanessa Springora, qui raconte sa relation adolescente sous emprise avec Gabriel Matzneff de trente-six ans son aîné et dont le livre, salué, se retrouve à l’époque en tête des ventes et des conversations. Elle n’a non plus jamais lu l’écrivain pédophile, longtemps égérie d’un petit Paris littéraire et politique gâteux de ses phrases ampoulées et de son odeur de stupre.

Le récit la happe. Elle qui a commencé sa carrière mineure et qui a longtemps été abonnée aux rôles de femme-enfant, elle en a croisé des «prédateurs, des mecs protégés par leur puissance et leur fonction». Moments forts de l’ère #MeToo, le Consentement, comme les affaires Duhamel et

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