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Le portrait

Marc Voinchet, pas classique

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Endeuillé par la mort récente de son compagnon, le Toulousain vient de fêter ses dix ans à la tête de France Musique.

Marc Voinchet à Paris, le 3 juillet 2025. (Christophe Maout/Christophe Maout pour Libération)
Publié le 05/09/2025 à 15h40

On le retrouve début juillet dans son quartier des Halles à Paris, à la terrasse du bistrot italien La Bocca, son QG. Avant son traditionnel tour estival des festivals, Marc Voinchet vient de clore sa dixième saison comme directeur de France Musique. Dix ans, ce n’est pas rien - d’où le portrait. Mais, d’emblée, il nous prévient : l’exercice a pour lui une signification particulière. «J’ai perdu mon compagnon il n’y a pas longtemps. Il disait toujours vouloir me voir sur cette der de Libé, un jour ou l’autre.»

Et de commencer par là : François Carles-Gibergues. A l’été 2024, une douleur dans le dos réveille de funestes suspicions − un cancer avait déjà été soigné quelques mois plus tôt. Examen le 2 septembre : nouveau cancer. Poumon gauche, plèvre, os iliaque. «François demande pour combien de temps il en a. Dans ces cas-là, on comprend la gravité de la chose par la non-réponse du médecin.» Il est hospitalisé. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Le 20, un scanner révèle que les métastases attaquent le poumon droit. Le médecin a le regard du vaincu. «Moi, je ne sais pas quoi dire, alors, je fais le con, c’est ma spécialité. Je dis à François : “T’as déjà niqué le cancer une fois, tu vas niquer le second

François, lui, a déjà compris. Il est placé en sédation profonde. Le cerveau n’est pas touché, ni l’ouïe. Et s’il ne comprend pas tout, il peut saisir un ton, une intonation. Alors, Marc Voinchet lui parle. Libre antenne pour auditeur uniq

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