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Le portrait

Marie Lebey, mobile

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Moments de vie romanesques d’une romancière qui a croisé le chah d’Iran, le jeune Sarkozy, Rocheteau le footballeur vert, Modiano avant son Nobel de littérature et les sculptures de Calder.

Le 11 janvier 2023, Paris. Portrait de Marie Lebey pour le journal Libération (Nolwenn Brod/Vu pour Liberation)
Publié le 02/02/2023 à 17h54

La rencontre aurait pu se faire dans la maison de campagne familiale, en Picardie. Marie Lebey a préféré éviter l’appartement haussmannien où elle réside avec son compagnon, l’un des fondateurs d’Artcurial, la maison de vente aux enchères. Elle a choisi de recevoir dans son atelier situé près de Montparnasse. L’endroit va bien à sa vivacité parfaitement barrée, à sa fantaisie charmeuse, à sa créativité un peu déviante qui laisse incertain, mais jamais interdit. A l’aube, elle a expulsé des lieux Roméo, son troisième et dernier fils, 23 ans et acteur débutant. Elle a briqué, rangé et ramené des viennoiseries «qu’il faut absolument goûter». Elle ne cesse de monter et descendre l’escalier du duplex, alerte et entraînante, faisant sonner les marches de ses bottines à guêtres. Elle finit par tenir en place, tutoyant sans attendre, à la fois bonne copine et gredine assez maligne pour ne pas tirer à la chevrotine. Elle joue sur un nuancier d’émotions, capable de se livrer d’emblée comme d’échapper à la saisie-arrêt. Une copine la définit comme quelqu’un «avec qui l’on ne s’ennuie jamais». Elle serait «généreuse et gaie». Aurait «du tempéra

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