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Le portrait

Mark Bray, antifa public numéro 1

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Menacé de mort pour avoir consacré un livre à l’antifascisme aux Etats-Unis, l’historien s’est réfugié en Espagne avec sa famille.

L'historien Mark Bray à Paris, le 13 novembre 2025. (Laura Stevens/Modds pour Libération)
Publié le 28/11/2025 à 16h05

C’est l’histoire d’un historien américain sans histoires qui devient, à 43 ans, le personnage principal d’un thriller politique. Jeté à la vindicte populaire par des influenceurs d’extrême droite aux millions d’abonnés, menacé de mort, le professeur d’université Mark Bray a fui les Etats-Unis début octobre avec sa femme et leurs deux enfants. «On a vécu à Madrid en 2023, quand je menais un projet de recherche, donc on a pu dire aux enfants “faites vos affaires” sans qu’ils se sentent en danger», se rassure-t-il. A l’aéroport, leurs quatre billets d’avion sont supprimés, et la famille doit attendre le jour suivant pour partir. Phénomène que Mark Bray ne s’explique toujours pas. Son crime ? Avoir publié en 2017 le livre l’Antifascisme. Son passé, son présent et son avenir (Lux Editeur).

Cet ouvrage, rédigé au moment de l’accession de Trump au pouvoir, a été conçu comme un manuel de résistance. Antifa (son titre anglais) est traduit en sept langues, son auteur invité des deux côtés de l’Atl

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