Les mots continuent de lui trotter dans la tête. Jamais elle n’aurait pensé être la cible d’un tel affront. Jeudi à Foix, Martine Froger a dû s’extirper plus vite que prévu de la manif contre la réforme des retraites. «Je suis quand même restée une demi-heure sous les quolibets et les insultes», rapporte-t-elle en guise de bravoure. «Facho» et autres «collabo» lui ont été lancés à la figure. «Une agression verbale très violente» dont elle assure connaître les auteurs. Si elle ne les désigne que par une évasive troisième personne du pluriel, on comprend sans trop de peine qui elle vise. «Ils ont perdu l’élection et n’acceptent pas la défaite. C’est tout…», dit-celle que cela n’empêchera pas de retourner dans la rue jeudi 13. A l’issue d’une législative partielle organisée fin mars, les électeurs ariégeois n’ont pas reconduit la députée sortante étiquetée LFI-Nupes, Bénédicte Taurine, lui préférant la dissidente socialiste Martine Froger, inconnue sur la scène nationale mais très présente sur le terrain. Son atout ? Avoir labouré la circonscription à coups de porte-à-porte et de tractages d’ampleur. Qui aurait cru que la sphère médiatico-politique se prendrait de passion pour ce petit département coincé au nord
Le portrait
Martine Froger, elle n’est pas Nupes
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Depuis sa victoire le 2 avril contre la députée sortante LFI en Ariège, la socialiste de cœur reçoit imprécations et critiques.
Foix, le 7 avril 2023, Martine Froger à la permanence socialiste. (Arnaud Chochon/Libération)
Publié le 11/04/2023 à 15h34
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