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Le portrait

Mouloud Mansouri, ballades en cabane

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Ex-taulard, le producteur de musique organise des concerts derrière les barreaux et sort un album de rap avec des stars et des détenus.

Mouloud Mansouri, à Paris, le 8 septembre 2022. (Emma Burlet/Libération)
Publié le 05/10/2022 à 17h56

Les peintures du plafond années 1900, le plancher poli, les banquettes en cuir, le stuc doré… Mouloud Mansouri a donné rendez-vous au Train bleu, brasserie chic de la gare de Lyon, où touristes et passagers se pressent dans une atmosphère fourmillante et imposante. Avec sa compagne, ancienne journaliste, agente de célébrités, le couple sans enfant amateur de bons restaurants apprécie y manger de passage à Paris, avant de retourner à la maison, à Toulon, au bord de la mer adorée. Sous les dorures et entourés de serveurs pingouins, le contraste est fort entre le lieu bourgeois et le sujet abordé, lourd : la prison. L’enfermement.

Car le producteur quadragénaire, beau gosse et allure sportive, a passé dix ans pour trafic de drogue entre quatre murs. Il n’en est jamais complètement ressorti. Depuis sa libération conditionnelle, en 2008, outre ses activités diverses dans la musique, il dirige une association, Fu-Jo, qui organise des événements culturels dans les maisons d’arrêt et centrales. En premier lieu, des concerts, de Diam’s, Grand Corps malade, Zaz,

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