Le regard est perçant, précis, presque clinique ; le débit rapide, articulé, quasi-mitrailleur. Nora Bouazzouni n’a pas le temps des artifices, qu’ils soient d’apparat (un trait d’eye-liner pour toute coquetterie) ou rhétoriques (elle va droit au but, sans chichis). Cette journaliste indépendante, également autrice et traductrice, s’emploie depuis plus de cinq ans à croiser le genre et l’alimentation, sujet de ses deux premiers livres, Faiminisme et Steaksisme. Résultat : «Aujourd’hui, dès que Sandrine Rousseau fait une sortie sur le barbecue, on m’appelle.» Cet automne, troisième round : avec Mangez les riches. La lutte des classes passe par l’assiette (Ed. Nouriturfu), la nourriture est passée au crible de la classe sociale. «Rien qu’avec ce titre, la droite va m’en mettre plein la gueule !» sourit-elle. Aller sur le terrain «éco-conso-socio», distinguer alimentation et gastronomie : une tâche ardue dans un pays «passionné par la bouffe», mais qui ne la traite «que du point de vue des grands chefs, pas des consommateurs». Chefs qui, aujourd’hui, sont presque toujours des coqs : «Avant, c’était
Le portrait
Nora Bouazzouni, la lutte sauciale
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La journaliste de 37 ans poursuit son travail sur l’alimentation et ses implications sociales dans un essai malicieusement appelé «Mangez les riches».
Nora Bouazzouni à Paris, le 2 octobre 2023. (Marie Rouge/Libération)
Publié le 17/10/2023 à 15h18
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