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Le portrait

Nora Hamadi sur France Inter : décentrer

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La nouvelle titulaire de la revue de presse sur France Inter, qui tient à continuer à vivre à l’extérieur du périph, veut donner la parole à ceux qu’on n’entend pas.

Nora Hamadi, à Brétigny, le 13 septembre 2025. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 16/09/2025 à 17h25

Dans sa bio Instagram, réseau social sur lequel elle confesse passer «trop de temps», la description qu’elle fait d’elle-même tient en un mot : «Banlieusarde.» Nora Hamadi revendique fièrement n’avoir jamais vécu à Paris. Pour la journaliste, c’est une question «d’identité», «de se sentir avec les siens», et, surtout, une volonté de rester «au contact du réel». «Quoi qu’il arrive, je ne passerai jamais le périph. Si je passe le périph, je me perds», pose-t-elle.

En ce chouette après-midi où le gouvernement Bayrou va tomber, c’est donc du côté extérieur du boulevard périphérique qu’elle nous reçoit, dans son appartement d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), 85 m² dont elle est propriétaire et où elle vit avec un chat peureux.

Décoration soignée, belle cuisine ouverte, machine à café de compétition, du style qui broie les grains à la demande. «Y a pas plus bourgeois que mon intérieur», admet notre hôte sans détour, estimant avoir grimpé les échelons depuis «la petite classe moyenne» jusqu’à sa position actuelle de «CSP +».

Du chemin a été parcouru depuis la cité de la Rocade à Longjumeau (Essonne), une ville du sud de l’Ile-de-France où elle est née voici 45 ans de parents algériens et «marxistes». Très dotés politiquement et culturellement, moins financièrement. Son père est ascensoriste, sa mère assistante commerciale. «Je suis restée sur le RER C, note-t-elle en nous tendant une tasse et une chouquette. J’ai

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