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Le portrait

Paola Locatelli, l’âge de réseaux

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Forte de ses quatre millions d’abonnés toutes plateformes confondues, l’influenceuse s’essaie au cinéma.

Paola Locatelli à Paris, le 28 janvier 2026. (Marie Rouge/Libération)
Publié aujourd'hui à 15h53

«Un jour, ça a marché, parce que j’ai fait une vidéo où je disais que je mangeais mes ongles de pieds», se remémore Paola Locatelli, visiblement amère, en déchiquetant son pain au chocolat qu’elle entamera à peine. On est installés depuis peu à l’étage du Hoxton, un hôtel café du IIe arrondissement parisien prisé des influenceurs, quand elle fait référence à la brique fondatrice de sa carrière : elle publie ses premières vidéos sur YouTube à 11 ans, grâce au MacBook de sa cousine avec lequel elle enregistre ses premières prises. A l’époque, la création de contenus n’est pas considérée comme un métier. «Je me suis lancée parce que j’adorais les vidéos de Sundy Jules, de Gloria, de Sulivan Gwed. Je voulais être leur amie», dit-elle en souriant.

C’est avec ce qu’on appellerait aujourd’hui un bad buzz que la collégienne connaît une notoriété soudaine et le harcèlement. Ses millions de vues se transforment en moqueries, bousculades, bagarres et insultes. Elle regrette l’absence de soutien de ses professeurs, de la CPE, des surveillants. «Un jour, en permanence, quelqu’un m’a appelée “celle qui bouffe ses ongles de pieds”, pour faire rire tout le monde.» Elle pense tout arrêter, c’est, en tout cas, ce qu’elle ferait aujourd’hui. «C’était très violent, je me sentais seule, je ne voulais plus aller à l’école, j’ai perdu tous mes potes, à part un ou deux, dont ma meilleure amie Sirine qui l’est toujours aujourd’hui», poursuit celle qui veut au

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