Il a la poignée de main vigoureuse et le sourire Colgate des politiciens en campagne. Pierre Hoffman arrive pourtant au terme de son mandat de bâtonnier, quand Libération le rencontre fin décembre. Le désormais «ex» représentant des avocats du barreau de Paris nous reçoit dans le XVIIe arrondissement, dans son bureau de la maison des avocats, au milieu des cartons. En deux ans, il en a accumulé des choses. Des souvenirs surtout. «Et j’ai commencé à vider !» assure-t-il d’un ton enjoué. Ne reste donc sur les étagères que ce qu’il veut montrer. Un trophée détourné en prix du «best bâtonnier» par ses deux conseillers en relations publiques. Un dessin fait par son assistante – très beau coup de crayon – le représentant entre la place Dauphine, lieu historique du barreau dans le Ier arrondissement, et la porte de Clichy, site du nouveau tribunal de Paris. Mine sérieuse sur le papier, ce Pierre Hoffman en graphite est un pont entre l’ancien monde et le moderne.
A son entrée en fonctions, le 1er janvier 2024, le nouvel élu tient à déplacer son QG dans le bâtiment de verre collé au nouveau tribunal judiciaire. Quand les confrères lui demandent «ce qu’il fout là», dans ce quartier bien moins chic et central de la capitale, il répond : «Les gens sont ici, on ne va pas siéger dans un palais vide !» Son équipe rapprochée, qui l’adore au point de vouloir démissionner à son départ, nous l’assure : «Pierre» connaît le prénom et la vie de tout le monde dans




