«Pendant un an, j’ai vécu au rythme de Fatem.» Sepideh Farsi continue d’appeler la jeune Palestinienne Fatma Hassouna du surnom affectueux qu’elle lui avait donné du temps de leurs échanges. Du temps où celle-ci était encore en vie, enfermée à Gaza, communiquant péniblement en visio, au gré du réseau et des attaques, avec la réalisatrice qui se trouvait tour à tour à Paris, Athènes, Toronto… sillonnant le monde pour les projections de son film précédent, la Sirène. Nouant à distance une relation unique avec la photojournaliste. Sepideh Farsi en a fait un documentaire Put Your Hands on Your Soul and Walk, présenté en marge du festival de Cannes, et qui a fait grand bruit. Comment cette cinéaste engagée, dont je suis depuis plus de vingt ans le combat contre le régime islamiste iranien, s’est-elle muée en activiste de premier plan de la cause palestinienne ? Armée de cette interrogation, c’est par une douce après-midi de fin août, que je m’engage au fond d’une petite rue calme, dans le nord de Paris. Au bou
Le portrait
Sepideh Farsi, œil persan sur Gaza
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A travers le destin de Fatma Hassouna, jeune photojournaliste tuée, la cinéaste franco-iranienne alerte sur la situation dans l’enclave palestinienne.
Sepideh Farsi, le 25 août 2025 à Paris. (Cyril Zannettacci /VU. Libération)
Publié le 24/09/2025 à 16h27
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