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Le portrait

Sonia Mabrouk, directrice de la réaction

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Egérie de la «droitosphère», la journaliste d’Europe 1 et CNews savoure sa nouvelle notoriété.

Sonia Mabrouk, le 13 avril à Paris. (Jérôme Bonnet/Libération)
Publié le 25/04/2021 à 18h29

Elle n’a pas hésité. «J’aime quand on me bouscule. Enfin, je ne vous encourage pas non plus…» Cette rencontre, nous souffle-t-on, Sonia Mabrouk n’en a pas peur, pas rassasiée par les récurrentes unes du Figaro Magazine, «lanceuse d’alerte» de papier glacé. Sainte Sonia, toujours un bouquin à vendre (quatre en autant d’années, écoulés à plus de 10 000 exemplaires chacun) est en croisade. A la pointe de sa lance, les «déconstructeurs», hordes du «dénoncer, déboulonner, punir» à nos portes. Brushing à la Fox News au vent, la présentatrice franco-tunisienne appelle à l’«insoumission» contre les «fatwas culturelles», «la révolution racialiste» et la «décadence» dégenrée importées d’outre-Atlantique par une génération d’antiracistes, féministes et écologistes totalitaires, tous «doubles et troubles», coupables «d’islamo-compatibilité». De Camélia Jordana à Eric Piolle, la même hydre «intersectionnelle», «véritable menace civilisationnelle». Enfin une «réac aux dents blanches», s’enthousiasme Causeur, quelques jours avant que sa taulière, Elisabeth Lévy, ne balance en plateau à une Mabrouk offusquée que celle-ci garde «une tête d’Arabe». On a les alliés qu’on mérite.

Paupières lourdes de maquillage et de sommeil à l’heure de la sieste après une matinée en direct et une nuit sur Netflix, la quadra redouble d’amabilité. La décontraction que lui confère son magistère d’intervieweuse star aux audi

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