Bien sûr, bien sûr, on est ravis qu’une série populaire, en l’occurrence l’Opéra, diffusée depuis le 7 septembre sur OCS, filme un peu autre chose du ballet classique que son univers censément sadique et meurtrier, avec son lot de fantasmes SM autour de la ballerine psychotique et frustrée, tout à la fois gentil cygne blanc et hyène du cul cachée, fomentant maints coups tordus en pansant son orteil ensanglanté dans une tranche d’escalope de veau. Bien sûr, on salue le projet de la showrunneuse et réalisatrice Cécile Ducrocq et de Benjamin Adam : placer l’Opéra de Paris sous les spots de l’actualité politique et sociale, en rejouant de manière à peine déguisée le passage fracassant de la superstar Benjamin Millepied dans la maison, mais aussi les batailles syndicales des dernières années, et surtout le grand débat de l’hiver autour des discriminations raciales au sein de l’institution. Mais quand même, sur la question de la «diversité» justement, vous ne trouvez pas ça un peu bourrin, Suzy Bemba ? Quand le personnage qu’elle interprète, Flora, seule danseuse noire de la maison, pousse la porte du palais Garnier, on la prend pour une femme de ménage. A peine quelques minutes après, cette danseuse classique de 19 ans subit les commentaires racistes d’un méchant professeur mais aussi d’un camarade de 20 ans, bo
Le Portrait
Suzy Bemba, pointe noire
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La comédienne de 21 ans incarne dans la série «l’Opéra» une ballerine confrontée au manque de diversité au sein du monde de la danse.
Suzy Bemba à Lessines, le 10 septembre 2021. (Marin Driguez/Libération)
Publié le 14/09/2021 à 19h13
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