Aucune raison de lui demander si ça va. De toute évidence, tout va bien pour Thomas Pesquet. Physiquement, silhouette affûtée, haut du corps ultra-musclé, et professionnellement, il vient d’achever une formation de pilote d’hélicoptère, s’apprête à en débuter une pour devenir pilote d’essai. Et rêve déjà de partir sur la Lune avec la prochaine mission Artémis. Donc, tout va bien. Pourtant, la première question fut : «Comment ça va ?» Comment ça va, depuis le dernier portrait paru dans Libé il y a neuf ans, quelques heures avant son premier vol spatial ? A-t-il ressenti le blues de l’espace une fois de retour sur Terre ? Un épisode dépressif à l’instar de Buzz Aldrin ? Comment fait-on pour trouver du sens à sa vie quand on a réalisé son rêve de gosse ? Les interrogations ne manquent pas, elles rythment en partie la publication d’un dialogue passionnant avec le physicien et philosophe Etienne Klein. Résumé en cinq questions d’une rencontre réalisée dans le salon d’un hôtel de Deauville où les deux hommes tenaient conférence.
«Qu’est-ce que je fais de cela maintenant ?» «Cela», ce sont deux voyages à bord de International Space Station (ISS), la Station spatiale internationale, soit 400 jours à 400 kilomètres au-dessus de nous. Extrait de la Ter




