Valeria Golino ne ressemble pas du tout à Goliarda Sapienza, davantage à une jeune prof de la Sorbonne toute proche. L’actrice italienne est à Paris pour promouvoir Fuori, film inspiré d’un récit de l’écrivaine. En 1980, après avoir dérobé les bijoux antiques d’une «amie», celle-ci est incarcérée à la prison de Rebibbia, à Rome. Quelques jours qui déclenchent chez Sapienza un reset total. Affranchie du joug bourgeois qui l’enchaînait au-dehors, elle découvre une liberté nouvelle.
Poignée de main d’anthologie, longue, chaude, incarnée. Que ce soit clair : à 18 heures, prévient Golino, elle prend l’avion pour Vérone, elle va rejoindre un tournage sur le lac de Garde. Elle se dirige vers le bar désert de l’hôtel Grand Cœur latin, vin blanc très sec. Elle vient souvent à Paris, elle aimerait y trouver un appartement rive gauche comme ses copains. Vincent Lindon avec qui elle devait dîner, mais l’avion, Vérone, etc. Ou




