Tassés dans l’ascenseur de service fatigué du Grand Rex, d’à peine 2 m³, on ne peut pas être plus proche pour une rencontre. Deux ans plus tôt, Victoria Guillomon et Johan Reboul se sont aussi rencontrés dans un espace exigu : la cabine d’un train de nuit direction Istanbul. A 24 ans, ils se rendaient en Inde sans avion, sans se connaître, caméras au poing. Ils en ont tiré un film qu’ils autodistribuent, Shimla, une fugue des temps modernes, à l’affiche de plus en plus de cinémas en France. En juin, ils sont allés défendre leur documentaire partout dans l’Hexagone, face à 7 000 spectateurs pendant 100 projections et 30 débats. Samedi prochain, forts du succès de premier «Shimla Tour», ils reprennent la route.
Les deux militants, aujourd’hui duo soudé par une amitié platonique, défendent un engagement doux, optimiste, loin des peurs et de l’écologie punitive. Ils informent la jeunesse sur les solutions à la crise climatique, alertent sur l’éco-anxiété ambiante et appellent à une «écologie intérieure». Idéalistes ? Qu’importe. Ils apaisent dans une société toujours plus violente et on a envie d’y croire. Perchés sur le toit de la plus grande salle de cinéma du monde, qu’ils ont remplie le 26 mai pour lancer leur film, les jeunes influenceurs se livrent sur leurs vies, inspirations et aspirations.
Victoria Guillomon est fille d’aide-soignante en Ehpad et d’agriculteur de Laréole (Haute-Garonne), où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans. La vie à la ferme l’a rendue témoin




