Invitée du 19e Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez, de retour d'une session de ski alpin, en combinaison et les jours rosies par le froid, Julie Ferrier raconte ses souvenirs de montagne.
«La chose qui m’a toujours le plus frappé en montagne, c’est le silence. Le silence dans lequel j’entends vivre. Quand on est dans la nature, loin des remontées mécaniques… C’est pour cela que j’aime le ski de fond, où la sensation de glisse est aussi présente.
Ma famille est originaire du Vercors, près de Grenoble. J’ai passé toutes mes vacances d’hiver à faire du ski. Je me souviens des longs retours en train vers la région parisienne. Sept ou neuf heures à l’époque. Je pleurais. J’étais triste de quitter le Vercors. Mes cousins y vivent encore. Quand on était gosse, on jouait à chat (au chat et à la souris ndrl) en faisant du ski. Tu prends le tire-fesse, le chat arrive, tu dois lâcher la perche… Ou alors, tu es dans la forêt, tu te prends des branches dans la gueule et tu rentres tout éraflée.
J'ai aussi eu ma période patinettes. Je me faisais des macarons dans les cheveux comme la princesse Leia dans Star Wars et je descendais les pistes en tournant, tournant, tournant… Aujourd'hui je pratique le ski de fond, le ski alpin et la randonnée en raquettes. En ski de fond, je peux emmener ma chienne Dame. Je la mets dans les œufs et elle vient avec moi…
Au festival de l’Alpe d’Huez le gros dilemme pour les participants, c’est d’arriver à concilier le plaisir du cinéma et celui de la glisse!»




