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Désert de Gobi : un troupeau de dinosaures mongols

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Publié le 11/04/1995 à 4h17

Le désert de Gobi est une mine d'os du crétacé. En juillet 1993, on

y a pêché les restes de pas moins d'une centaine de dinos et de 400 mammifères sur 4 km2.

PALÉONTOLOGIE. «On a beau être blasé, ces découvertes sont extraordinaires!» Celui qui s'exclame ainsi, débordant d'en- thousiasme à propos des derniers ossements de dinosaures et de mammifères du crétacé découverts en Mongolie par l'équipe américaine de Malcolm McKenna, aurait de quoi être blasé. Philippe Taquet, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Paris, en connaît un rayon en matière de dinosaures. Mais, pour s'être rendu sur le terraindans le désert de Gobi, en 1991, il est convaincu que la Mongolie est désormais la région la plus riche du monde en ossements du crétacé.

Dans la revue Nature du 30 mars dernier, les paléontologues de l'American Museum of Natural History de New York décrivent les trésors extraits du site de Ukhaa Tolgod («les Collines brunes», en mongol), découvert en juillet 1993. Pas moins d'une centaine de dinosaures (en pièces détachées), quelque 400 mammifères, ancêtres de nos rongeurs et petits lézards, et tout cela sur une aire de 4km2. Des squelettes de l'étrange Mononykus (1), ce drôle de dinosaure qui ressemblait à une grosse dinde et que certains identifient comme l'ancêtre des oiseaux, côtoyaient des Oviraptor, adultes et embryons, des Velociraptor et quantités d'autres reptiles vieux de 80 millions d'années. Et encore, toutes les trouvailles de Malcolm McKenna n'ont pas encore été

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