Il ne reste plus aucun obstacle technologique à l'essor de l'énergie
solaire. C'est l'économie et la politique qui résistent», assure Wolfgang Palz, chef de la division des énergies renouvelables à la Commission européenne. La semaine dernière à Nice, où se tenait la XIIIe Conférence photovoltaïque européenne, près de 1.500 industriels, chercheurs, ingénieurs, membres d'ONG, financiers et fonctionnaires nationaux et internationaux, et même quelques politiques, se pressaient dans les allées d'une étonnante exposition de matériel solaire. La plus grande au monde à ce jour, à en croire les habitués de ce genre de manifestation.
A première vue, les photopiles exposées se ressemblent. Du bleu uni (filière au silicium monocristallin, la plus intéressante pour le rendement énergétique, mais aussi la plus chère), au bleu moiré (filière au silicium polycristallin). Ces monotones vagues bleu gris, bleu noir, et, grande nouveauté de l'année, bleu vert (ce qui facilitera le travail des architectes pour les intégrer aux façades et aux toits) sont toujours quadrillées de conducteurs électriques argentés, le tout emprisonné dans une gangue de verre. A partir de ce corps de pile, les industriels ne se privent pas d'innover: fausses petites ardoises, tuiles déguisées, immenses murs noirs polis genre tours de la Défense, gracieuses tablettes inclinées montées sur pattes torsadées...
Les «ensembliers et installateurs» de matériel innovent aussi. Plusieurs entreprises viennent de se regrouper sous




