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A la poursuite de l'or vert. Du Ginkgo biloba chinois, les labos ont tiré un médicament. L'arbre aux dinosaures.

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Publié le 31/03/1998 à 21h49

Pékin correspondance

Le Ginkgo biloba est un arbre fascinant. Rescapé du jurassique (il y a plus de 150 millions d'années), il ne survit qu'en Chine. Crédité de vertus miracles, cet arbre a toujours attisé l'imagination des médecins chinois en quête de potions de longévité. Sa première utilisation est mentionnée dans les tablettes du classique médical chinois Shen Nong Ben Cao, écrit il y a plusieurs milliers d'années. En Chine du Sud aujourd'hui, c'est le fruit du ginkgo, surnommé «nourriture des dinosaures», qui est utilisé dans la pharmacopée traditionnelle. Censé apporter longévité et santé de fer, il est consommé grillé ou bouilli malgré les risques d'allergie, de nausées ou de maux de têtes. En Occident, ce sont ses feuilles qui intéressent les pharmaciens. Les laboratoires français Beaufour-Ipsen et allemand Schwabe cherchent depuis vingt ans à standardiser les composants des plantes médicinales chinoises. Ils ont mis au point un extrait de ginkgo appelé EGB 761, utilisé dans le traitement symptomatique du vieillissement, des artériopathies des membres inférieurs et de certains troubles neurosensoriels.

Les feuilles sont récoltées dans le Shandong et le Jiangsu. Les composants utiles se trouvent dans la feuille qu'il faut cueillir en août et septembre. «On a eu des problèmes pour convaincre les paysans. Ils voulaient attendre l'automne pour vendre des feuilles plus grandes, rapportant plus d'argent», raconte Cheng Sheming, directeur général de Beaufour-Ipsen à Tianjin

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