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Libération

Rechauffement climatique. Les Etats en froid. Blocage politique à la conférence de Buenos Aires sur les gaz à effet de serre.

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Publié le 10/11/1998 à 16h12

La situation semble bloquée à Buenos Aires, où, depuis une semaine,

les représentants de 180 pays sont réunis pour tenter d'enrayer le réchauffement climatique (Libération du 3 novembre). Blocage à mi-parcours, à l'heure où les ministres en charge des questions d'environnement ou d'énergie arrivent dans la capitale argentine pour relayer leurs fonctionnaires. Cette conférence est la quatrième depuis le Sommet de la Terre de Rio où fut initiée, en 1992, la lutte internationale contre l'augmentation de l'effet de serre. Mais curieusement, c'est sur d'autres points que ceux prévus que les discussions achoppent.

Comme à Kyoto en décembre 1997, on attendait un affrontement entre les Etats-Unis, farouches partisans des «permis négociables», sorte de mise sur le marché des émissions de gaz nocifs, et l'Union européenne, encline à imposer aux Etats un minimum d'efforts «domestiques». Réalisme ou volonté d'avancer, l'Europe a finalement «rompu ses voeux de chasteté sur les permis négociables», estime le chef de la délégation française Michel Mousel. Le principe: les entreprises se débrouilleront entre elles pour réaliser les réductions là où elles coûtent le moins cher. Par exemple, plutôt que de modifier les procédés de fabrication d'une de ses usines en Allemagne ou au Texas, l'entreprise achètera un «droit à polluer» à l'Afrique ou au Bangladesh, aux pays non limités en émissions. L'Europe persiste à exiger des Etats qu'ils surveillent cette commercialisation, pour éviter d'incontrô

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