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Libération

Le grand mal du Taj Mahal.

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Publié le 23/02/1999 à 23h51

Agra envoyée spéciale

Le Taj Mahal pourrait fermer. Le titre a fait la une de la presse indienne à la fin de l'année dernière. Branle-bas de combat et démenti des responsables des monuments historiques indiens: non, le plus célèbre des tombeaux, ce chef-d'oeuvre de marbre blanc érigé au XVIIe siècle à Agra (Inde du Nord) par l'empereur moghol Sha Jahan à la mémoire de sa deuxième femme, ne fermera pas ses portes aux visiteurs. A l'origine du scandale devenu quasi affaire d'Etat, l'emportement de D.V. Sharma, en charge de la protection du Taj Mahal aux Monuments historiques. Le 5 novembre 1998, il épanche sa colère auprès d'un journaliste de l'AFP et déclare que la «pollution humaine» ­ 20 000 visiteurs par jour ­, devenue trop forte, dégrade le monument dont il faut envisager la fermeture. Depuis, il n'est plus habilité à répondre à la presse. Le directeur des Monuments historiques, Ajay Shankar, défend aujourd'hui la thèse officielle: «La fermeture du site n'a jamais été envisagée. Les propos de D.V. Sharma ont été déformés et amplifiés.» Tout au plus reconnaît-il que des «mesures sont à l'étude» pour contrôler le flot incessant de visiteurs. Tandis que de leur côté les autorités chargées du développement d'Agra et le département du tourisme de la ville rêvent d'un Taj Mahal land (centre d'accueil touristique, complexe de restaurants aux abords de l'enceinte, chemins piétonniers payants à travers les jardins"). De belles batailles d'intérêts en vue.

Envoûtement. Pour savoure

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