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Le corail touche le fond.Entre 30 et 60% des récifs sont menacés de mort et, avec eux, les milliards de poissons qui y vivent. Leurs assassins: pollution, pêche et tourisme de masse.

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Publié le 23/03/1999 à 23h56

La France a officiellement pris la tête la semaine dernière de

l'organisme international sur la protection des coraux, l'Icri (International Coral Reef Initiative), née en 1994 sous l'impulsion du vice-président américain Al Gore et qui regroupe 102 pays. Situation fort peu connue, l'Hexagone est en effet le «plus grand pays corallien» du monde. «Le plus grand "linéraire de récifs coralliens de la planète, 5 000 km de long, deux fois plus que la Grande Barrière australienne, c'est la France qui le possède», rappelle ainsi Pascale Joannot, spécialiste française du corail (lire interview ci-contre). Et, depuis des décennies, «les scientifiques français étudient les récifs dans l'Atlantique, le Pacifique et l'océan Indien». Connaissance d'autant mieux venue que la protection des récifs s'impose. Car le corail, cet animal presque dérisoire à la structure dépouillée (un boyau qui s'ouvre sur une bouche, coiffée de tentacules) va très mal. «Un quart des récifs sont menacés de disparition dans les trente ans si aucune action n'est entreprise», a rappelé l'Icri. D'autres sont plus alarmistes. Et ce n'est pas seulement d'un regret d'esthètes qu'il s'agit ­ une plongée dans les récifs, ces cathédrales de calcaire que le corail construit pour se protéger restant l'une des plus belles expériences sous-marines. Comme l'a souligné la semaine dernière le ministère français de l'Environnement, les coraux constituent en effet, avec les forêts tropicales, les écosystèmes les plus riches en bio

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