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Libération
Critique

Botanique. De l'algue bleue au maïs transgénique, deux milliards d'années d'histoire. La plante, cette vieille branche. La plus belle histoire des plantes. Collectif: Pelt, Mazoyer, Monod, Girardon. Seuil, 195 pp. 95 F.

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Publié le 27/04/1999 à 0h28

Le plongeon est vertigineux: il propulse le lecteur trois milliards

et demi d'années en arrière, au fond des océans, là où règnent de mystérieuses algues bleues, la «première plante», pense-t-on. En l'occurrence, des bactéries contenant de la chlorophylle, celles-là même qui ont inventé la photosynthèse et la production de sucre. On trouve encore aujourd'hui de ces algues sous forme de mousse dans des jardins humides" Ainsi démarre La plus belle Histoire des plantes, les racines de notre vie, livre grand public décliné comme ses prédécesseurs (1) sous une forme qui a fait son succès: trois spécialistes, Jean-Marie Pelt, botaniste, Marcel Mazoyer, agronome, et Théodore Monod, passionné de désert, sont interviewés tour à tour par un journaliste, ici Jacques Girardon, dans le rôle du candide qui s'extasie, s'effraye devant la grande aventure humaine. Après tout, les plantes sont aussi nos ancêtres et durant deux milliards d'années, la vie est restée végétale.

Quand ce monde végétal a-t-il inventé le monde animal? On l'ignore, avoue Jean Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l'université de Metz. Il semble que les animaux soient apparus en même temps que la cellule à noyau et la sexualité, voilà un milliard et demi d'années. Cette histoire nous éclaire sur tout ce qui nous entoure: pourquoi la mer est verte et le ciel bleu, comment les algues se sont adaptées à la terre ferme, il y a 430 millions d'années. Les plantes n'ont cessé d'inventer: le bois,

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