La petite dernière n'a que quelques jours, sa découverte a été
annoncée mercredi à Toulouse, lors du Congrès européen d'astronomie, qui réunissait 400 astrophysiciens. Malgré son nom imprononçable de «hd 130 322», ce n'en est pas moins une star, la 22e de la famille désormais au top des vedettes cosmiques, celle des «exoplanètes». Ces étranges objets célestes, planètes extra-solaires, gravitent autour de lointaines étoiles et non autour du Soleil, comme nos bonnes vieilles Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton. D'où ce préfixe «d'exo» (= en dehors de notre propre système planétaire), qui fleure avec raison l'exotisme. La dernière venue, qui trône dans la constellation de la Vierge, a été repérée en début d'été depuis l'observatoire de La Silla, juché sur un sommet des Andes chiliennes. Ce, à l'aide d'un instrument baptisé Coralie, qui a déjà identifié rien de moins que deux autres exoplanètes cette année. D'où l'enthousiasme de Stéphane Udry, de l'université de Genève, qui a répercuté la nouvelle à Toulouse. «Si les années 90 ont été celles de la cosmologie (l'histoire de l'univers depuis le Big Bang, ndlr), le XXIe siècle sera celui des exoplanètes», s'enflamme-t-il. D'ailleurs, on ne compte plus les groupes de chercheurs qui s'emparent d'elles à travers le monde, et c'est sur l'Internet que leur faire-part de «naissance» sera désormais publié (1).
Stupéfaction générale. Le coup de gong a résonné en 1995. Cette année-là, Michel Mayor, de l'un