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La mission américano-française vers Mars se construit. High-tech et petits cailloux. Minifusée, robots, guidage laser pour rapporter des échantillons en 2008.

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Publié le 12/10/1999 à 1h09

La planète Mars, la station spatiale internationale ISS dont la

construction en orbite a commencé voilà dix mois, et aussi, plus surprenant, la Lune, étaient au coeur des discussions de la 50e édition du congrès de la Fédération internationale d'astronautique, qui s'est déroulé la semaine dernière à Amsterdam. 1 200 scientifiques et ingénieurs de tous pays ­ mais, cette année, très peu de Russes, financièrement exsangues ­ ainsi qu'un demi-millier d'étudiants invités (une première) par l'Agence spatiale européenne, ont slalomé pendant cinq jours entre plusieurs dizaines de sessions, soit plus de 200 exposés par jour. A côté de grands classiques sur «la propulsion du futur», «l'observation de la terre» ou les dangereux milliers de «débris en orbite», des sujets encore balbutiants apparaissent: par exemple, quelles lois faudra-t-il dans le spatial de demain, de plus en plus commercial? Pas seulement en orbite terrestre mais aussi sur la Lune, Mars ou les astéroïdes!

Amsterdam envoyée spéciale.

Mars Orbiter est mort, vive «Mars retour d'échantillons». Le crash stupide (1) d'une sonde «classique» sur la planète rouge, le 24 septembre 1999, n'a pas entaché d'un iota l'enthousiasme absolu de l'Américain William O'Neill, manager du projet américano-français «Mars sample return» (MSR), au JPL (Jet Propulsion laboratory) de la Nasa, en Californie: «C'est historique. Il y a eu Spoutnik. Il y a eu Apollo. Il y aura cette mission dont le but est une première: rapporter sur Terre en 2008 d

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