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Critique

Le vert paradis du mésolithique.Un climat tempéré, une grande forêt, un homme plus gracile: entre paléolithique et néolithique, «les Civilisations postglaciaires», de Michel Barbaza.

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Publié le 19/10/1999 à 1h15

Disparus, les chasseurs de mammouths; finies, les vastes étendues

glacées où galopaient les rennes; terminée, la descente dans les grottes profondes pour orner les parois de bouquetins, chevaux, lions, saumons" Voici l'ère des suceurs d'escargots et dégustateurs de glands, des chasseurs en forêt touffue de sangliers ou sauvagines (pour leur fourrure), des dessinateurs de formes géométriques sur galets ou autres petites pierres. Avec son livre les Civilisations postglaciaires (1), Michel Barbaza, professeur à l'université de Toulouse-Le Mirail, projette le lecteur dans une préhistoire inconnue du grand public. Pis, mal-aimée ou même méprisée naguère par les spécialistes. Il s'agit du mésolithique, ou, littéralement, d'un âge «moyen» de la pierre, d'une période intermédiaire (meso = au milieu, lithos = pierre). Elle s'est déroulée il y a 10 000 à 5 000 ans, après l'immense période du paléolithique et avant le néolithique. Selon le préhistorien toulousain, «on pourrait faire le parallèle avec le Moyen Age». Pour cette période historique aussi, il a fallu attendre bien des travaux, voire un changement de mentalité chez les spécialistes, avant qu'elle ne soit «réhabilitée». De même que «la Renaissance est contenue dans le Moyen Age», a-t-on fini par comprendre, de même «une théorie récente ­ en particulier celle du préhistorien Jacques Cauvin ­ montre que le néolithique a été "préparé par une révolution des mentalités», explique Michel Barbaza. Cette transformation, justement, se

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