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Repères

Les coulisses de la France toxique.

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Publié le 19/10/1999 à 1h15

Côté cour, il y avait eu en novembre 1998 le rapport parlementaire

sur les risques sanitaires liés à l'environnement (voir ci-contre). Côté jardin, il y a un livre stupéfiant d'André Aschieri, La France toxique, santé-environnement: les risques cachés (1), auteur principal dudit rapport, qui narre par le menu les coulisses de son enquête. Aucun moyen financier, des «collaborateurs» ouvertement chargés de ralentir -voire de saboter- son travail, pressions pour l'empêcher d'auditionner des experts gênants, interventions quasi-officielles des lobbies industriels, notamment chimique et pharmaceutique, édifiantes «lourdeurs» et langue de bois soigneusement pesée des hauts-fonctionnaires de la Santé... Mais l'obstination paie parfois, puisque Lionel Jospin a confirmé le 30 juin que l'Agence de sécurité sanitaire santé-environnement, prônée par le rapport, verrait bel et bien le jour. Au-delà des coulisses de la politique, reprenant la démonstration de son rapport à Lionel Jospin, André Aschieri s'étend sur les «étonnantes carences de notre système de prévention sanitaire». A commencer par le sous-développement de la toxicologie en France (identification des risques liés aux produits chimiques), tant au niveau de la recherche qu'en tant que spécialisation médicale. La plupart des rares études réalisées le sont par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), financé par des fonds privés, et administré par des industriels unis et des syndicats divisés. Quant au Conseil su

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