Odieux Noël pour la Nasa. Pas une tragédie, mais de quoi faire très
grise mine. Il n'y a pas eu de morts comme lors de l'explosion de la navette Challenger en 1986, avec sept astronautes à bord, mais l'échec il y a huit jours de la mission Mars Polar Lander est un vrai coup dur la sonde n'a toujours pas pu être contactée, malgré plusieurs tentatives réitérées pendant la semaine, a précisé samedi le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, à Pasadena (Californie). Après l'échec de Mars Climate Orbiter en septembre, la première agence spatiale mondiale donne de la gîte. Immédiatement, elle a été accusée (experts, médias américains) d'avoir exagérément coupé dans ses budgets et ses personnels. «Tout notre programme doit être mis sur la table pour être restructuré», a déclaré en milieu de semaine son directeur, Dan Goldin, au Washington Post. «Oui, la Nasa est dans ses petits souliers, son programme devant être véritablement remis à plat, commente Francis Rocard, responsable des programmes d'exploration du système solaire au Cnes, l'agence spatiale française. D'autant qu'on ne sait rien, et c'est très embêtant, sur les causes de la perte de Mars Polar Lander (1).» Malaise persistant. A l'heure qu'il est, difficile, donc, de savoir comment va se poursuivre la «conquête» de la planète Mars, la méthode «faster, better, cheaper» (2) venant de montrer ses limites. Pour ne rien arranger, cet accroc (à 165 millions de dollars) n'arrive pas tout seul. Il vient s'incruster sur fon




