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On achève bien les cheveux

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Des chercheurs belges modélisent leur cycle de vie aléatoire.

Publié le 20/07/2000 à 2h24

S'ils croyaient la biologie du cheveu plutôt rasoir, les chimistes de l'université libre de Bruxelles viennent de réviser leur jugement. Et de faire la peau à quelques idées reçues. «Nous avons l'impression que le cheveu est une structure statique et morte car nous n'en voyons que la tige, la partie kératine, explique José Halloy. En réalité, toute sa racine, le follicule, est comme un mini-organe. Il vit, grandit, meurt, disparaît et se reproduit. En utilisant les mêmes mécanismes que ceux qui régissent le développement biologique de certains animaux.» Alors après s'être pris la tête sur des milliers de données enregistrées par des chercheurs du groupe de biologie du cheveu de l'Oréal, ils ont réussi à établir un modèle mathématique statistique capable de simuler et de prédire l'allure de la chevelure au cours du temps (1).

«Il nous permet de faire varier la durée de certaines des phases qui régulent la vie du cheveu, sur le nombre de cycles folliculaires, et d'imaginer en fonction de la variation de ces différents paramètres, l'allure de la chevelure et les différents motifs de calvitie possible», assure José Halloy du laboratoire bruxellois. Par exemple, en réglant une phase de croissance courte sur le sommet du crâne et longue dans la nuque, les chercheurs dégarnissent virtuellement leur sujet sur les tempes et le sommet de la tête et obtiennent une calvitie typiquement masculine. En diminuant la durée de la phase de croissance de façon plus homogène sur l'ensemble du sca

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