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Clonage humain: le feu vert de Blair

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Le Premier ministre britannique a donné son accord à la culture d'embryons humains, mais uniquement pour usage thérapeutique.

Publié le 17/08/2000 à 3h28

La loi doit encore être votée au Parlement, mais le gouvernement de Tony Blair et le groupe d'experts menés par Liam Donaldson, le directeur de la santé publique, ont déjà émis un avis favorable. Il vient d'autoriser les chercheurs à pratiquer sur les humains ce qu'ils ont jusqu'à présent réalisé chez la brebis. A cloner des embryons humains. A transférer dans un ovule vidé de son noyau le patrimoine génétique d'une cellule adulte humaine. Mais à une condition. Contrairement à ce qui a pu être fait pour Dolly, la brebis clonée, et d'autres, une fois le transfert de noyau réalisé et le processus de division cellulaire enclenché, l'embryon humain obtenu ne devra pas être réintroduit dans un utérus. Le clone embryonnaire ne quittera pas le laboratoire, il ne dépassera pas les sept jours et sera uniquement à usage thérapeutique.

Cellules totipotentes. Le but? Faire avancer la recherche sur le développement humain et surtout isoler, cultiver et disposer de cellules souches embryonnaires, ces cellules totipotentes capables de devenir neurones, cellules du pancréas ou du muscle sur commande. Un matériel particulièrement intéressant pour traiter des maladies dégénératives ou qui nécessitent des greffes d'organes. Pour remplacer des cellules malades ou âgées par les mêmes cellules jeunes et saines sans risque de rejet immunitaire. Exemple: au lieu de greffer les cellules de quelqu'un d'autre à un diabétique, les biologistes pourront fabriquer un embryon génétiquement identique au mala

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