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Néandertaliens du monde, tous frères

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Publié le 26/10/2000 à 5h48

Neandertal avait pourtant de l'avenir. Un physique robuste, une résistance exceptionnelle et une âme de pionnier. Un demi-million d'années et trois analyses d'empreintes génétiques plus tard, le destin de l'homme fossile le plus célèbre a perdu de son panache. Les deux premières recherches en paternité réalisées sur l'ADN mitochondrial (1) de deux néandertaliens ont commencé par révéler puis par confirmer que «Neandertal n'est pas notre ancêtre» (2), qu'il s'est éteint sans laisser de descendants. Et la dernière étude de Svante Paabo de l'institut Max-Planck à Leipzig (Allemagne) vient d'enfoncer le clou (3). L'analyse de l'ADN d'un troisième homme de Neandertal trouvé dans la grotte de Vindija (Croatie) «nous confirme que le patrimoine génétique de Neandertal n'a pas contribué à celui de l'homme moderne, explique le directeur du laboratoire de génétique et de biologie de l'évolution de Leipzig. Mais surtout, elle commence à nous renseigner sur les variations au sein même des Neandertal». Sur leur développement, leur expansion, leur diversité, leur disparition.

Population restreinte. Car, génétiquement, ces événements démographiques laissent des traces. Ce sont elles que les paléogénéticiens traquent attentivement. A défaut de pouvoir récupérer l'ADN du noyau, trop rare et souvent mal conservé, ils focalisent leur attention sur l'ADN mitochondrial, plus abondant. Et plus précisément sur une petite séquence réputée hypervariable. Résultat : les trois squelettes découverts dans

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