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«Millenium ancestor», rescapé d'un nouveau genre

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Publié le 07/02/2001 à 22h40

Scanné à la clinique Pasteur de Toulouse ce week-end, présenté en grande pompe au Collège de France hier, «Millenium Ancestor», le plus vieil ancêtre de l'humanité, âgé de six millions d'années, connaît une vie agitée depuis sa découverte en octobre et novembre 2000. Et commence à livrer ses secrets. En fait, les treize fragments de cet «Ancêtre du millénaire» cachent au moins à six individus.

Ses découvreurs, une équipe franco- kenyane dirigée par Brigitte Senut, du Muséum national d'histoire naturelle, Martin Pickford, du Collège de France et Dominique Gommery, du CNRS, tentent maintenant de le placer sur l'arbre généa logique de l'humanité.

Ni singe, ni australopithèque, ce nouvel ancêtre d'un genre nouveau, au nom encore inconnu, n'a que ses bouts d'os pour raconter sa vie. C'est au nord-ouest du Kenya, dans une région aride et ravinée du rift, cette faille géologique, que les ossements avaient été découverts. Il faut descendre un dénivelé de 1 400 m sur 6 km, sur une piste chaotique construite par Martin Pickford et son équipe kenyane, pour atteindre un ancien lac et la formation de Lukeino: des laves basaltiques et des sédiments empilés. Sur quatre gisements différents datés à six millions d'années, les paléontologues ont trouvé un trésor: des molaires, des incisives, des fémurs, une phalange et des fragments de mandibule.

Ils se lancent déjà dans des comparaisons avec Lucy, célèbre australopithèque âgée de 3,2 millions d'années. Celle-ci n'est pas considérée comme une an

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