Menu
Libération

Hantise sur les retombées de Mir

Réservé aux abonnés

Publié le 22/03/2001 à 0h09

Sécurité sécurité sécurité. Importante pluie de météorites artificielles prévue vers 6 h 15 GMT dans le Pacifique-Sud. Les autorités néo-zélandaises ont entamé la procédure pour alerter les bateaux susceptibles de croiser dans la région qui recevra la pluie de débris de Mir vendredi matin. Une ellipse longue de 6 000 km et large de 200 km qui s'étend de la Nouvelle-Zélande au Chili, centrée sur le point de longitude 150° ouest, et de latitude 44,2° sud. Près d'un tiers des 130 tonnes de la station ne seront pas détruits lors de la retombée dans l'atmosphère. Environ 1 500 débris incandescents doivent survivre à la traversée de l'atmosphère, les plus gros pesant 700 kilos.

Si les experts sont optimistes, il reste plusieurs inconnues susceptibles de remettre en cause la bonne marche de l'opération. La forme en croix de la station lui confère des paramètres aérodynamiques différents de ceux des satellites et des vestiges de fusées qui ont déjà été précipitées dans le Pacifique. De plus, des problèmes techniques peuvent survenir jusqu'au dernier instant. «Si l'impulsion finale n'est pas assez puissante, la trajectoire de la station au moment de la chute pourrait changer», a expliqué un spécialiste de balistique russe. Mais les experts s'accordent pour dire que les dimensions de la zone de chute des débris tiennent compte de ces incertitudes.

Assurances. En cas de pépin, des débris pourraient toucher terre au lieu de tomber dans le Pacifique, notamment en Nouvelle-Zélande, en Austr

Dans la même rubrique