La publication dans Nature d'un commentaire sur la découverte du Kenyanthropus fait rejaillir la polémique sur la mise à jour au Kenya en octobre dernier d'Orrorin Tugenensis, le plus vieil hominidé connu avec six millions d'années. Dans sa mise en perspective, Dan Lieberman, de l'université de Washington, n'a pas manqué de mentionner la découverte kenyane de l'équipe conduite par Brigitte Senut et Martin Pickford, du Muséum national d'histoire naturelle: «Une équipe française affirme avoir découvert un autre candidat (quoique controversé) du plus vieil hominidé connu.»
«Faux». Controverse scientifique, normale après une publication? Rien de tel, selon Dan Lieberman: «On a dit que le fossile a été trouvé sur le site d'un autre chercheur (Andrew Hill de l'université de Yale) avec un faux permis de fouilles et qu'ils ont exporté le matériel vers la France sans autorisation du gouvernement kenyan.» Il précise: «Je ne dis pas qu'ils ont enfreint la loi mais on dit qu'ils l'ont fait. C'est pourquoi dans l'esprit des gens, ce squelette reste scandaleux.»
Dan Liberman se fait le porte-parole des allégations de Bernard Wood, de la George Washington University, publiées dans la revue américaine Science le 15 décembre dernier.
Eclairage. Depuis, Science a publié une réponse de Martin Pickford et un éclairage scientifique sur sa découverte. Les chercheurs du Muséum se sont déjà expliqués sur les accusations dont ils ont fait l'objet, et affirment disposer de toutes les autorisations. Il s




