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ESB : un dépipistage à l'étude

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Publié le 30/06/2001 à 1h25

Les maladies à prions pourraient, prochainement, être dépistées grâce à une simple analyse d'urine, réalisée du vivant de l'animal ­ ou de la personne ­, longtemps avant l'apparition des premiers signes cliniques. C'est ce qu'il ressort de travaux conduits par des chercheurs israéliens sous la direction de l'éminente spécialiste du prion Ruth Gabizon. Des travaux si «brûlants» que le Journal of Biological Chemistry ­ hebdomadaire de référence en biochimie ­ a choisi de les publier par la voie la plus rapide: l'article a été mis en ligne sur le site du journal, dans la rubrique «publications accélérées», le 21 juin (1). Le média est confidentiel mais, déjà, l'annonce fait le tour du monde des «prionistes». «Si ces résultats sont reproduits par une autre équipe, souligne Sylvain Lehmann, spécialiste du prion au CNRS. C'est une révolution pour la surveillance de ces maladies». Et pour cause.

Dérivé direct. Actuellement, les encéphalopathies spongiformes ­ Creutzfeldt-Jakob (forme sporadique, formes génétiques ou nouvelle variante liée à l'ESB), tremblante du mouton, vache folle et autres «maladies à prions» ­ ne peuvent être diagnostiquées avec certitude qu'après la mort du sujet. Il faut en passer par une étude microscopique du cerveau. Ou par la recherche de la molécule qui s'y accumule en phase terminale. Il faut repérer la PrPsc, la forme pathologique de la protéine prion. C'est ce que font, en quelques heures, les tests utilisés aujourd'hui à l'abattoir ­ dont les plus conn

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