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Avec Artemis, Spot-4 trouve un pote à qui parler

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Publié le 12/07/2001 à 0h03

La fusée Ariane V, qui doit décoller de Kourou ce soir à 23 h 58, heure de Paris, embarque un colis peu ordinaire. Un satellite de télécommunications qui serait bien banal s'il n'était l'artisan d'une première : un système civil de communication spatiale par laser. Construit par l'Agence spatiale européenne, Artemis sera en effet le deuxième engin à disposer d'un terminal optique Silex. Celui installé à bord du satellite d'observation Spot-4 lancé en 1998 rongeait son frein. Faute d'un camarade pour échanger ses signaux lumineux, il se contentait d'exercer ses «yeux» de pointage sur des étoiles, Sirius, Arcturus et Bételgeuse.

Lumière. Artemis devait être lancé il y a deux ans, à bord d'une fusée japonaise qui n'est toujours pas opérationnelle. Si le vol d'Ariane est réussi, l'expérience Silex pourra enfin démarrer. Spot-4 vole à 800 kilomètres de la Terre. A cette altitude, il ne peut entrer en communication que quelques dizaines de minutes par jour, en plusieurs fois, avant de disparaître sous l'horizon de la station de contrôle de Toulouse. Placé en orbite géostationnaire à 36 000 km d'altitude, Artemis pourra communiquer avec Spot-4 pendant 40 à 50 % de la journée. Il relaiera donc ses images vers la Terre.

C'est là que le laser entre en scène. Avec une puissance relativement limitée puisque dans l'espace, faute de nuages et d'atmosphère, 60 milliwatts portent les signaux à 45 000 km. Le recours à la lumière apporte de nombreux avantages. D'abord parce qu'elle peut transpo

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