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La grotte Chauvet fait remonter l’origine de l’art

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Archéologie. L’équipe qui étudie le sanctuaire ardéchois confirme ses datations.

Publié le 04/10/2001 à 1h09

La grotte Chauvet est le site d’art rupestre qui a bénéficié du plus grand nombre de datations. Les dernières confirment que le sanctuaire ardéchois a bien connu deux grandes périodes d’occupation séparées de six mille ans. La première remonte à 32000-30 000 ans, la seconde à 27000-25 000 ans. Entre les deux, mystère... Aucune trace probante d’occupation n’existe. Pourquoi cet endroit fréquenté pendant des centaines d’années, jouant un rôle important pour les hommes préhistoriques qui s’aventuraient dans ces lieux difficiles pour dessiner sur les parois, est-il tombé en désuétude? Les ours l’ont fréquenté avant que l’homme n’y revienne. Furtivement et par hasard? On l’ignore encore. Mais, aujourd’hui, les datations, qui laissaient certains sceptiques tant l’art de ces hommes préhistoriques est «évolué», ne peuvent plus être contestées.

L’équipe ­qui étudie depuis 1998 la grotte Chauvet sous la direction de Jean Clottes, ex-conservateur du patrimoine ­ publie cette semaine dans la revue Nature les dernières datations au carbone qui datent certains dessins à 30 000 ans. Or, ces peintures montrent que les artistes de cette période (l’aurignacien) étaient capables de réaliser des oeuvres aussi sophistiquées et abouties, que les meilleures de la période magdalénienne, (entre 12 000 et 17 000 ans) dont Lascaux, (14 000 ans), Niaux, ou Altamira en Espagne sont des exemples. Ils ont laissé sur les parois un fabuleux bestiaire, environ 440 animaux recensés à ce jour, chevaux, bisons,

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