Les marins du monde entier se sont posé la question. Pourquoi les poissons et les dauphins sont-ils si propres alors que les coques de bateau deviennent rapidement souillées d'algues, de micro-organismes et autres coquillages? Parce qu'ils sont lisses, explique le bon sens populaire. Mais, en Allemagne, Christof Baum, thésard à la Fondation de la recherche marine et polaire de Bremerhaven, a voulu en savoir plus. Fort de ses expériences, il a cherché à imiter la peau de dauphin pour mettre au point des produits antisalissures qualité «bio» et éviter le recours aux peintures toxiques qui menacent l'environnement.
Biofilm. La fixation d'organismes vivants se passe en plusieurs étapes. A force d'immersion, les matières organiques en suspension dans l'eau se déposent sur les surfaces et forment une première couche. Elle sert de support à de nombreux micro -organismes qui forment ainsi un biofilm. Les organismes plus importants viennent ensuite se nourrir et se fixer sur les surfaces immergées. Pour contrer ce processus, Christof Baum a jeté son dévolu sur la peau du globicéphale noir, un dauphin qui peut atteindre 7 mètres. Pas question de charcuter des baleines, elles sont protégées. «Ce dauphin est toujours pêché dans les îles Féroé [au Danemark, ndlr]. C'est le seul qui permette de se procurer de la peau fraîche en Europe, explique le chercheur qui doit soutenir sa thèse en mai. C'est important pour étudier des paramètres biologiques.»
Il y a quelque temps, Chr




