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Libération

Sur la plage, coquillages et cétacés

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Publié le 01/02/2002 à 21h54

Dur d'être un dauphin dans le golfe de Gascogne. En dix jours, du 20 au 29 janvier, pas moins de trois cents cétacés se sont échoués sur le rivage atlantique, régulièrement répartis de l'embouchure de la Loire à la côte landaise. Une véritable hécatombe qui touche des animaux de toutes tailles. «On note une diminution ces derniers jours, avec l'affaiblissement des vents, explique Vincent Ridoux, le directeur du Centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle (CRMM). Mais il y a un avis de coup de vent ce week-end, et les échouages pourraient reprendre.»

Filets de pêche. Ce n'est pas la première fois que de tels phénomènes se produisent. «Ils sont même fréquents depuis une dizaine d'années», explique Vincent Ridoux. Mais l'année 2002 inquiète: alors que le nombre d'échouages ne dépasse guère 200 les années «normales», on pourrait bien relever 400 cadavres cette année.

Pourquoi les animaux finissent-ils ainsi massivement sur les plages? La réponse risque fort de susciter une polémique, même si Vincent Ridoux se veut encore prudent. Car plus de la moitié des cadavres examinés par son équipe porte des marques qui ne trompent pas: nageoires abîmées ou parfois coupées, rostre fracturé. «Ce sont des signes qui montrent que ces dauphins ont été pêchés», explique le patron du CRMM. Pour les extraire des filets, les marins sont obligés de leur couper les nageoires, que ce soit en Manche, en mer d'Irlande ou dans le Pacifique. Le problème mobilise les spécialistes. Un filet

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