En Chine, les OGM, on aime. La recherche sur les plantes transgéniques y est en pleine croissance, leur culture aussi. Telle est la conclusion d'une étude con duite par une équipe d'économistes et de biologistes travaillant pour des instituts de recherche publique aux Etats-Unis et en Chine, et publiée dans Science du 25 janvier. Réalisé à partir de données collectées sur le terrain (via des questionnaires adressés aux laboratoires dédiés aux OGM et à un panel d'agriculteurs) avec le concours des officiels locaux (les Académies des sciences et d'agriculture chinoises), ce rapport dresse un bilan très positif du développement des OGM en Chine. Pour être sans nuances, cette étude a cependant le mérite de fournir, pour la première fois, la mesure de l'évolution des plantes transgéniques en Chine. Une évolution exponentielle.
Recherche publique. Le pays est certes connu pour avoir, dès les années 90, cultivé des milliers d'hectares de plantes transgéniques, «à l'essai», notamment du tabac. Et cela, avec le soutien actif de firmes occidentales. Mais, depuis cette époque préhistorique, les plantes transgéniques ont bien prospéré. Dans les laboratoires, d'abord. La recherche agro nomique chinoise, la plus nombreuse au monde avec 70 000 chercheurs, a investi de façon croissante dans les biotechnologies végétales depuis le milieu des années 80. Au point qu'en 2000 près de 10 % des 112 millions de dollars (127 millions d'euros) dédiés au développement des nouvelles cultures sont allés




