Un ordinateur qui se met en marche instantanément et qui se moque des coupures de courant ? Et pourquoi pas des poules avec des dents... Pourtant, l'américain IBM et l'allemand Infineon ont profité d'un colloque sur les puces électroniques qui se tient à Kyoto (Japon) pour présenter ensemble hier leur dernier avatar en terme de mémoire magnétique. Une technologie qui pourrait, enfin, rendre les ordinateurs aussi prompts à fonctionner qu'une simple radio.
Faute de mémoire «parfaite», les ordinateurs en sont réduits depuis des lustres à combiner des composants rapides mais volatils et des supports magnétiques ou optiques capables de conserver de gros volumes d'informations sans électricité mais d'une lenteur d'escargot. A l'allumage, les programmes informatiques sont lus sur le disque et transférés dans la mémoire. Une microcoupure de courant, et c'en est fini du travail commencé si on n'a pas pris de précautions.
Dans les objets numériques (agendas, appareils photo, etc.), les industriels utilisent une forme particulière de puces, le «mémoire flash», très onéreuses mais capables de conserver leurs informations des années. IBM et Infineon sont parvenus à concilier l'inconciliable en intégrant dans des puces donc sans pièces mobiles une technique magnétique qui restait l'apanage des disques durs : elle affiche la vitesse des composants les plus rapides, la mémoire presque inusable des «flash» (qui au passage permet de réduire la consommation électrique) et, à terme, le pr




