Cussac envoyée spéciale
Eviter de répéter les erreurs de la grotte de Lascaux et de celle de Chauvet : telle est la préoccupation principale des préhistoriens face à la dernière grande découverte de l'art pariétal paléolithique, la grotte de Cussac (1) en Dordogne. Lascaux menacée par un champignon, Chauvet plongée dans un imbroglio juridique : les experts savent ce qu'il ne faut pas faire. Mais, confrontés à la demande croissante du grand public, ils cherchent encore la solution pour rendre accessibles ces sites préhistoriques tout en les protégeant. Le Pôle international de la préhistoire, récemment créé en Dordogne, a mis ces questions au coeur des premières rencontres qu'il organisait durant trois jours aux Eyzies.
Située sur la commune du Buisson-de-Cadouin, surnommée la «Lascaux de la gravure», datée de 25 000 ans, Cussac voudrait échapper au mauvais sort qui s'acharne sur l'art paléolithique français. La grotte a été découverte par Marc Delluc, cuisinier et spéléologue, un inventeur de rêve, passionné. L'importance de la découverte n'a pas allumé l'envie de dollars dans ses yeux. Lorsqu'en septembre 2000 il constate la présence de gravures pariétales, il alerte les services culturels régionaux.
Squelettes humains. Norbert Aujoulat, qui a passé vingt ans à étudier Lascaux et qui fait partie de l'équipe de Chauvet, se rend sur place et en revient enthousiaste. Sur la qualité des dessins, d'abord : «De grands panneaux gravés dont un de 15 mètres sur lequel un bison fait 4 m




