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Georgicus repointe son nez de 1,75 million d'années

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Publié le 02/09/2003 à 0h48

Depuis l'an 2000 où, pour la première fois, les découvertes du site de Dmanissi étaient présentées, la Géorgie est devenue un haut lieu de la paléontologie. C'est dans ce petit pays du sud du Caucase que les premiers habitants de l'Europe sont arrivés voilà 1,75 million d'années. Et Dmanissi, à 80 km de la capitale Tbilissi, fournit chaque année de nouveaux fossiles d'hominidés.

La campagne de fouilles de cet été, dirigée par David Lordkipanidzé, directeur adjoint du musée des Sciences de Géorgie, a livré entre autres une nouvelle mandibule et un tibia qui ne sont pas encore dégagés. Au total, quatre mandibules et quatre crânes mais aussi des os des bras et des jambes sont en cours d'études pour tenter d'établir l'identité de ces plus vieux Européens. Un site inépuisable pour David Lordkipanidzé, présent hier à l'Institut de paléontologie humaine à Paris pour recevoir (avec cinq autres chercheurs) une bourse délivrée par le prince Albert de Monaco.

Cité médiévale. Perchée sur un éperon rocheux à 1 000 mètres d'altitude, la cité médiévale de Dmanissi, construite aux IXe et Xe siècles, domine le site. C'est par hasard, en fouillant les ruines, qu'une dent de rhinocéros peu moyenageuse a été découverte en 1983. Mais c'est seulement en 1990 que les Géorgiens tombent sur une mandibule qu'ils pensent très ancienne. Il en faut plus pour convaincre la communauté des paléontologues. En 1999, les Géorgiens mettent à jour deux crânes, associés à des outils de pierre primitifs, galets amé

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