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Libération

Iter : Cadarache gagne une manche

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Publié le 27/11/2003 à 2h04

à Marseille

Victoire personnelle pour Claudie Haigneré et bonne nouvelle pour l'Europe scientifique. C'est le sens de la décision du conseil des ministres européens de la Recherche, prise «rapidement et à l'unanimité», selon le communiqué officiel, de proposer le site de Cadarache (près d'Aix-en-Provence) pour le futur réacteur à fusion nucléaire, Iter. Prochaine étape le 18 décembre à Washington, pour le choix définitif qui se fera entre le site provençal et celui de Rokkasho-Mura, au Japon. Le chantier pourrait s'ouvrir dès 2005, et la machine ­ d'un coût de près de 10 milliards d'euros, dont 4,7 milliards de construction ­ serait mise en service en 2015 pour vingt ans de fonctionnement.

Surenchère. Claudie Haigneré s'était heurtée à une candidature espagnole ­ le site catalan de Vandellos ­ soutenu par José Maria Aznar. Absence totale de dialogue entre les deux pays pour négocier une solution, puis surenchère de l'Espagne, qui avait proposé de doubler sa contribution au dernier moment. Pression de dernière heure, la ministre des Affaires étrangères espagnole, Ana de Palacio, a rendu visite mardi soir à Silvio Berlusconi (l'Italie préside actuellement le Conseil européen) pour lui demander son soutien. Tout était en place pour un nouveau pataquès diplomatique après la rupture du pacte de stabilité. D'autant que la France avait obtenu de ses partenaires le principe d'une candidature unique à opposer à celle du Japon, accord que l'Espagne tentait de remettre en cause. Beaucoup

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