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Galileo et GPS navigueront côte à côte

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Publié le 27/02/2004 à 23h29

L'Union européenne et les Etats-Unis sont parvenus, mercredi soir, à un «accord préliminaire» sur la compatibilité de leurs systèmes de navigation par satellite, Galileo et GPS. A partir de 2008, lorsque Galileo commencera à fonctionner, les utilisateurs pourront donc recevoir les informations des deux systèmes sur le même récepteur.

Cet accord, «acquis sur le fond» selon un porte-parole de la Commission européenne, devrait être finalisé en juin, lors du sommet UE/Etats-Unis en Irlande. Il met fin à des mois de contentieux et à des années de fortes réticences américaines à accepter que l'Europe se dote de son propre système de navigation par satellite.

Lancé par les Quinze en mars 2002, Galileo est un programme essentiellement civil, mais qui pourrait avoir des implications militaires. Pour un coût d'environ 3,5 milliards d'euros, c'est un projet technologique majeur pour l'Europe, qui exigera la mise en orbite de trente satellites. En revanche, le GPS américain est d'abord un programme militaire ­ par exemple pour le guidage des armements de précision ­, mais dont les usages civils sont devenus très importants.

Washington insistait auprès des Européens sur la nécessité de pouvoir brouiller ces signaux pour des raisons de sécurité, par exemple, en cas de guerre. Or, l'Union internationale des télécommunications ­ un organisme de l'ONU installé à Genève ­ avait attribué à Galileo des fréquences qui chevauchaient celles du GPS. En acceptant de décaler légèrement les fréquences de

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