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Le Brésil se prépare un «supercafé»

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Publié le 17/08/2004 à 1h47

São Paulo de notre correspondante

Après avoir découvert un café naturellement décaféiné, le Brésil promet à présent un «supercafé». Annoncé la semaine dernière par le gouvernement, le décodage du génome du café, une première mondiale, devrait en effet lui permettre d'y parvenir. Au terme de deux ans d'étude, des chercheurs ont identifié 32 000 des 40 000 à 50 000 gènes du café, «les plus importants» selon eux. Grâce à ce décodage, ils pourront rendre le breuvage plus savoureux, en altérer la teneur en caféine, mais aussi accroître la résistance de la graine aux virus et au gel. Bref, obtenir un «supercafé », meilleur et plus compétitif. Pour cela, nul besoin de modifier génétiquement le café, ont-ils assuré. Il suffit de croiser par les méthodes conventionnelles les gènes identifiés, à partir desquels 200 000 combinaisons sont possibles.

Le séquençage ramène ce processus d'«amélioration» à dix ans, contre vingt-cinq ou trente si la structure génétique du café était encore ignorée. «Avec le génome, nous allons pouvoir choisir les gènes que nous voulons», explique Antonio de Padua Nacif, directeur de l'Embrapa Café, un institut de recherche public. Si ce «supercafé» voit le jour, le principal bénéficiaire en sera le Brésil, premier producteur et exportateur mondial du grain. Le gouvernement, qui a piloté l'étude, va autoriser les entreprises et les instituts de recherche, nationaux et étrangers, à accéder à la banque de données du séquençage du génome, mais la commercialisation

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