Menu
Libération
Développement

Des scénarios pour éviter le pire

Réservé aux abonnés

Garantir un développement durable passe par des décisions politiques.

Publié le 31/03/2005 à 1h15

Les écosystèmes fournissent plusieurs services aux humains. Le premier est de les approvisionner en eau, nourriture, fibres, substances pharmaceutiques, etc. Le deuxième est de réguler la planète : les écosystèmes nettoient l'air, filtrent l'eau, stabilisent le climat, limitent l'érosion et amortissent l'impact des catastrophes naturelles. Enfin, même s'il est plus difficile de l'apprécier, les écosystèmes contribuent au bien-être humain par leur rôle dans la spiritualité (espèces sacrées, par exemple), l'esthétisme, les loisirs et le tourisme.

Comment évoluent les «services» rendus par les écosystèmes ?

Certains se sont améliorés : cultures et élevage ont permis une forte augmentation (+250%) de la production alimentaire depuis 1950. Plus récent, le boom de l'aquaculture a apporté de nouvelles sources de protéines. De même, les espaces naturels sont devenus, depuis le milieu du XXe siècle, des puits de carbone qui atténuent ­ hélas trop peu ­ l'impact des activités humaines sur le climat. D'autres «services» sont stables, ce qui masque de grandes disparités géographiques. C'est par exemple le cas de la forêt, qui progresse au nord et recule rapidement au sud.

L'essentiel des «services» que rend la nature, cependant, se dégrade, frappant plus durement les populations pauvres que les riches. L'eau douce se fait plus rare, aspirée par l'irrigation, la production d'électricité et la consommation individuelle. Elle se dégrade aussi à coups d'engrais, de pesticides, de rejets industriels et de l'absence d'assainissement. Les prises de pêches

Dans la même rubrique