Sale temps pour la navette, hier. Trop sale temps même, a estimé prudemment la Nasa, pour que l'engin, parti il y a treize jours ravitailler la station spatiale internationale (ISS), puisse revenir sur Terre à l'heure et la date prévues, lundi en milieu de matinée. Au vu des mauvaises conditions météorologiques au-dessus du centre spatial Kennedy, en Floride, les directeurs de vol de Discovery ont décidé de reporter d'une journée l'atterrissage de la navette et de ses sept membres d'équipage. La Nasa n'autorise l'atterrissage de l'engin que s'il n'y a ni pluie ni orage dans un rayon de 56 kilomètres, et si la visibilité est d'au moins 8 kilomètres pour l'approche de la piste, conditions qui n'étaient pas réunies hier.
Aujourd'hui, Discovery disposera de deux «fenêtres» possibles pour son atterrissage en Floride, l'une à 5 h 07 (10 h 07 à Paris), l'autre à 6 h 43 (11 h 43 à Paris). Et d'une troisième, à 8 h 12 (13 h 12 à Paris), sur un site «de secours», en Californie ou au Nouveau-Mexique. Le succès de la mission Discovery était donc hier toujours en suspens, l'atterrissage de l'engin étant le moment le plus redouté. C'est lors de son retour sur Terre que Columbia s'était désintégrée, le 1er février 2003, provoquant la mort de ses sept membres d'équipage.
Deux ans et demi et un milliard de dollars de tests plus tard, le spectre de cette catastrophe plane toujours sur le programme spatial américain, Discovery ayant subi un incident similaire à celui qui avait provoqué la fin de




