La revue britannique Nature publie aujourd'hui sur son site une découverte majeure qui fera très plaisir à tous ceux qui s'opposent aux recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines au prétexte qu'elles détruisent des embryons. Notamment à George Bush qui, en juillet, a bloqué une loi autorisant des scientifiques à recevoir des fonds publics pour créer de nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires humaines. Nombre de ténors républicains avaient pourtant fait valoir que ces fameuses cellules originelles, matrices naturelles de tous les tissus de l'organisme, cultivables in vitro depuis quelques années à peine, recèlent les secrets d'une future «médecine régénérative». Mais la «science ne doit pas détruire une vie pour en sauver d'autres», avait martelé le président américain, propulsant l'ontologie de l'embryon au rang des thèmes philosophiques les plus périlleux pour les républicains en campagne pour les législatives de novembre.
Joker. In extremis, l'équipe du biologiste Robert Lanza, de la société Advanced Cell Technology (ACT, Massachussets), leur offre un joli joker : elle démontre qu'il est possible d'obtenir des lignées de cellules souches embryonnaires sans détruire d'embryon. L'équipe d'ACT avait publié en janvier 2006 dans Nature un résultat similaire chez la souris. Elle en fait à présent la preuve chez l'homme. Mieux, cette méthode pourrait fournir des «cellules de rechange» génétiquement identiques à un patient sa




